Article un peu décalé mais néanmoins nécessaire. C’est une honte me direz-vous de prolonger le suspense lié à la série du big trip, mais en ma qualité de despote, c’est moi qui décide de ce que j’écris et de quand je l’écris.
Bon, je viens de vous donner la musique de notre trip, alors je me suis dis: tiens mais Franz Ferdinand, il est de Glasgow! Et Texas aussi tiens! Oh et Paolo Nutini, et Travis, et Gordon Brown (ah bah oui mais lui il chante pas, enfin pas dans le même registre).
Comme quoi, cette ville est faite pour la musique; on ne compte pas le nombre de pubs musique live, salles de concerts et autres festivals de bagpipe (ouai, enfin ça c’est plus folko, moins glamour!). Enfin c’est
surtout dans la rue que ça se voit: que vous vous promeniez de jour ou de nuit, vous tomberez toujours sur un bassiste, une chanteuse, un ténor, des percu, de la cornemuse (bien sûr, et même des fois avec les percu), des groupes de rock (je ne sais toujours pas comment ils branchent leurs ampli d’ailleurs…), des flûtes de pan (!)… Et tout ce joyeux remue-ménage cohabite en tout harmonie dans la rue, parfois à quelques mètres d’intervalle! Certains jours, il est facile de se promener sur la rue principale (enfin les quelques kilomètres partant d’Argyle street – Buchanan street – Sauchiehall street) et d’être poursuivi par la musique.
Mon meilleur souvenir (à part les concerts de ma colloc’ bien sûr!): un vendredi nuit, 3h du matin, sortie de soirée; là, un groupe de badauds entoure un guitariste qui fait un show incroyable: un génie! Il joue même derrière la tête! Et les gens autour, plus ou moins sobres il est vrai, complètement déchaînés.
Pour l’odeur: enfin nan pas tout le temps. Mais il est à noter que parfois, grâce (ou à cause ça dépend ce
que vous pensez de l’odeur) à la brasserie de la ville, flotte sur la ville comme une odeur de toast grillé. Croyez-moi, je pense que cette odeur restera gravée dans ma mémoire olfactive comme étant “Glasgow”.
Pour les gens: et leur accent quasi-incompréhensible. Il faut bien admettre que c’est le pire de toute l’Écosse! Pour leur joie de vivre les soirs du week-end: les hen et stag parties (enfin surtout les hen parties: toujours très drôle de voir des groupes de filles courir et sauter partout avec des oreilles de lapin rose), les
gamins (genre 8 ans) en limousine rose qui crient par les fenêtres (si si…), les gamins qui vont en boîtes à
18h (genre 14 ans, avec les filles en mini-jupes, maquillage et guêtres fluo), les jeunes (et moins jeunes) filles fort dévêtues et trop drunk pour tenir sur leurs hauts talons… Tous les âges, toutes les classes sociales se retrouvent dans la rue pour faire la fête le soir. Pour l’extravagance, les filles/femmes écrasent littéralement la gente masculine: autant dire qu’on ne voit qu’elles! Les mecs sont inexistants (bah ouais, c’est dommage mais c’est comme ça): tout est court, exagéré, classe/vulgaire (rayez la mention inutile…)


Enfin les soirs de match Celtics-Rangers (les deux équipes de foot de Glasgow, l’une catho, l’autre protestante), mieux ne vaut pas trainer dans les rues avec une couleur de l’une des deux équipes (si vous ne voulez pas vous faire taper par un mec saoul de l’autre camp…)
Je ne vous parlerai pas des innombrables possibilités de shopping, de sortie musée et de ballades dans les parcs, de l’architecture victorienne (ou pas), du métro orange qui tourne en rond (clockwork orange, ça vous dit quelque chose?), des cafés pris dans la rue ou sur une terrasse (quand il fait beau), la joie des pound shop, du cinéma-pas-cher-parce-qu’on-est-étudiant, des fish&chips et autres
muffins (vous savez, tous les trucs gras et sucrés mauvais pour la ligne mais trop bon quand même!).
Vous l’aurez compris, je suis une fan de cette ville, même si elle peut paraître grise et triste a priori (impression qui ne reste pas très longtemps)! Et puis, rien de plus facile que de s’échapper vers de beaux paysages bien sauvages, les Highlands, l’océan, Edinburgh, châteaux et lochs à portée de train (ou bus bien sûr)!